Le ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet (sp.a) a annoncé jeudi le lancement d’un processus de participation de la population et des associations à l’élaboration du Plan décennal bruxellois de Mobilité pour la période 2018-2028. À partir du 22 février prochain et jusqu’à l’automne, les usagers pourront s’exprimer sur les moyens de concrétiser les priorités stratégiques du Plan Régional de Développement Durable en la matière.

Première mouture en 2018

Cette démarche débouchera en 2018 sur une première mouture du plan soumise à enquête publique et ensuite sur la version définitive du Plan de Mobilité, après arbitrage du gouvernement bruxellois, tenant compte du paramètre budgétaire incontournable. En 2017, les acteurs ‘institutionnels » (Bruxelles Mobilité, les communes, la Commission Régionale de Mobilité, la STIB, De Lijn, la SNCB, le monde socio-économique) seront entendus via l’organisation d’une série d’ateliers. Par ailleurs, un site web (www.goodmove.brussels) sera ouvert à partir du 22 février pour permettre à tout un chacun de s’exprimer au départ des informations déjà disponibles sur les constats de la situation actuelle. Jusqu’à présent, quelque 200 personnes ont été consultées à la fin de l’année 2016 pour structurer le travail.

Durant cette phase exploratoire, une opération de benchmarking de la situation de six villes européennes de taille et de fonctions comparables à Bruxelles a été menée (Barcelone, Bordeaux, Copenhague, Genève, Helsinki, Munich). Le ministre n’a pas caché son espoir de voir le public des jeunes bruxellois participer à l’élaboration du futur plan de mobilité constatant que cette « génération Erasmus » dont le plan préparera l’avenir est souvent forte d’une expérience dans des villes à l’étranger, et tourne le dos à la voiture comme symbole de la réussite. Pascal Smet espère aussi l’implication de l’opposition politique dans le plan, « même si ce ne sera pas facile ».

La démarche Good Move est pilotée par Bruxelles Mobilité et par le bureau bruxellois de la planification. Elle est renforcée par l’expertise d’un consortium de quatre bureaux d’études (Transites, Espaces Mobilités, Timenco, Sennse).

© Belga (agence de presse)

 

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